Bertoni at the "Carrozzeria Macchi".


Bertoni at the Citroën.



Bertoni on his BMW.



Bertoni's mother.



The DS presented
    to the Pope John 23rd.




"Cacteurs", Expo Limoges, 1956.

 


1903 • Il naît le 10 janvier à Masnago, petite ville de la Région administrative de Como, qui en 1927 est absorbée par la ville de Varese, chef-lieu de la même Province.

1918 • Il obtient le diplome professionnel près de l’école technique “Francesco Daverio” de Varese. Puisque la même annèe son père meurt, il doit interrompre ses études et entrer comme apprenti menusier chez la “Carrozzeria Macchi” avant de passer à l’atelier de ferblanterie, où naît en lui la passion pour l’automobile.

1919 • Passionné de Léonard de Vinci et de Michel-Ange, il commence à dessiner et sculpter sous la direction du prof. Giuseppe Talamoni, et il fréquente les ateliers des sculpteurs Lodovico Pogliaghi et Enrico Butti, avec lesquels il collabore à la réalisation du monument aux Morts de la guerre de la ville de Varese.

1922 • La direction de la Macchi, en appreciant son habilité de dessinateur, le transfère au bureau des projets.

1923 • Une équipe de techniciens de l’automobile française en visite à la Macchi, voyant ses dessins, l’invite à faire un’expérience en France. En avril il part pour Paris.

1924 • Terminé l’expérience française, il rentre en Italie près de la Macchi avec le rang de chef dessinateur. Il ouvre son atelier d’artiste à Varese, rue Indipendenza n° 3.

1929 • Par incompréhension avec la direction sur son travail, il se démette et ouvre un atelier de dessins et de projets dans le Quartiere
Vittoria n° 7 (aujord’hui via F.Crispi). Ses premiers clients sont la “Carrozzeria Varesina” dans la même ville et la “Carrozzeria Baroffio” à Malnate (banlieue de Varese).

1930 • Pour la première fois il partecipe à trois expositions: à Varese “Exposition de San Pedrino, à Milan “Exposition Sociale” de la Société des Beaux Arts, dont il est membre depuis le 1928 et à Rome à la “Première Exposition Nationale de l’Animal dans l’Art”.

1931 • Il tombe amoureux d’une jeune femme, Giovanna Barcella, mais, sa mère fait obstacle parce quelle veut que son fils épouse sa cousine germaine. Il ferme, donc, les deux ateliers et en octobre il part avec Giovanna pour Paris.

1932 • Le 25 avril naît son premier fils, Leonardo, et le 27 du même mois il est engagé par la Citroën.

1934 • Pendant une seule nuit il réalise la sculpture de la Traction Avant, en réalisant pour la première fois au monde un projet d’automobile en volume plutôt qu’en dessin.
Il commence à exposeLe 25r en France obtenant le troisiéme prix près de la 4ème Exposition de Beaux-arts d’Asnières.

1935 • Il participe à la 5ème Exposition de Beaux-Arts d’Asnières et à l’Exposition de Versailles, obtenant près les deux, le deuxième prix de sculpture.
Chez la Citroën sous la direction de Boulanger, il commence l’étude d’une nouvelle voiture: la TPV (2 CV). La “Carrozzeria Baroffio” en Italie réalise, sur son dessin, le premier autobus à visibilitè totale, c’est-à-dire avec la cabine avancée sur le moteur.

1936 • Il expose près de la Galerie Carmine à Paris, avec d’autres artistes italiens, parmi lesquels De Chirico, De Pisis et Corbellini.
Son activité artistique frénétique lui prend beaucoup de temps, il est toujours plus absent en famille, par consequence Giovanna décide de se séparer de lui et le 15 février elle rentre en Italie avec le fils Leonardo.
Resté seul il participe à beaucoup d’expositions parisiennes: Salon des Tuileries, Salon d’ Automne, Salon des Artistes Indépendants, Salon des Artistes Françaises.
Il projette un véhicule à trois roues dénommé V3R, pour la maison ERSA de Curbevoie, qui toutefois reste au stade de prototype. Ce véhicule sortira en 1954 sous le nom de MATHIS 333.

1937 • Son fils Leonardo retourne à Paris, avec la grand-mère paternelle, Angela.

1939 • Il signe la première carrosserie d’un fourgon à plate-forme unique denommé T.U.B.
Les vents de guerre sur l’Europe obligent Bertoni à faire rentrer son fils et sa grand-mère en Italie.
Au printemps il présente une personelle à la Galerie Carmine à Paris et en août il la représente à Varese en Italie.

1940 • Après la déclaration de guerre de l’Italie, Bertoni se trouve dans les vêtements d’un ennemi de la France et puisque il ne renonce pas à sa nationalité italienne, l’11 juin il est arrêté en attente d’être interné dans les colonies françaises.
L’arrivée à Paris des troupes allemandes, en empêche le transfèrement et il est libéré. Un sérieux accident en moto pendant un service commandé par la Citroën, l’oblige en clinique pendant plus d’une année, et il devra subir bien six interventions chirurgicales par sauver la jambe gauche, qui toutefois restera plus courte de trois centimètres.
Appartiennent à cette période les nombreux dessins des portraits en buste, des études de brevets, l’étude de la langue allemande et le début de l’étude pour le diplôme d’architecte.
Il propose maintenant au Ministère de la Marine Italienne le brevet d’ un torpille magnetique (un magnéto placé sur la tête du torpille sera attiré par la masse ferreuse du navire ennemi). Le Ministère refuse le brevet parce que il ne pouvait pas être supporté par d’épreuves pratiques .

1941 • À la fin de l’année il reprend sa place près de la Citroën tandis que dans son atelier en 48, rue du Theatre, il prepare les nouvelles sculptures à prèsenter aux expositions parisiennes.

1942 • Il rentre en Italie pour faire visite à sa mère et son fils, et pour se reposer.

1943 • En occasion d’une de ses personnelles à Montparnasse, il connaît Lucienne Marodon, première danseuse à la Scala de Milan et à l’Opéra de Paris et il tombe amoreux d’elle.

1944 • Vendredi 25 août, les troupes françaises libèrent Paris et le 31 août Bertoni est de nouveau arrêté, cette fois avec l’accusation de collaborationisme avec les allemands; mais après trois jours il est libéré à cause de l’inconsistance de l’accusation.

1945 • Chez la Citroën il reprende les projets de la T.P.V. et de la V.D.G, voiture qui devra remplacer la Traction avant. Bertoni recommence à presénter ses nouvelles œuvres chez les expositions les plus importantes de Paris. Près de l’ Istitute “Oeuvre Saint Pie X” des Filles de la Charité (soeurs italiennes), il fait amitié avec le Nonce du Pape en France, Monseigneur Angelo Roncalli (plus tard devenu Papa Giovanni XXIII), et son conseiller, Monseigneur Silvio Oddi (devenu Cardinal de la Curie du Vatican).

1946 • Rentré en Italie à Varese il rencontre Giovanna pour définir le destin de son fils Leonardo, qui le 26 août est confié à la mère par un acte notarié.

1947 • Le 27 mars il épouse Lucienne Marodon dans la chapelle des soeurs italiennes.

1948 • Le 7 octobre, au Salon de l’automobile de Paris, on presente sa deuxième œuvre stylistique, la 2 CV, qui deviendra un phenomène mondial.

1949 • Le 27 juin naît le deuxième fils Serge, et deux jour plus tard, Bertoni obtient le diplôme d’architecte, couronnant ainsi les études commencées en 1940, dans le lit d’hôpital. C’est l’année où il présente au Ministère de l’Industrie et du Commerce les brevets suivants: Chernière multiple réglabe en position et Ressort à triple pression.

1950 • Il commence son activité d’architecte avec différents projets à Paris et dans les alentours.
Il est nommé membre de l’Accademia degli Euteleti de Saint Miniato à Pisa, pour lui avoir donné la Masque mortuarie de Napoleon, trouvée près d’un marchand d’antiquités en Blv. Montparnasse à Paris. (A’ la suite de plusieurs analyses et comparaisons exécutées par l’Académie, il paraissait être le premier calque produit du visage de l’Empereur).

1953 • Il gagne le premier Prix de dessin près du Salon International de l’Art Libre de Paris et le deuxième de sculpture près le même salon.

1954 • Encore au Salon International de l’Art Libre il obtient le Prix de sculpture.

1955 • Au Salon de l’Automobile de Paris on présente son chef-d’œuvre: la DS 19, qui, outre à signer l’histoire de l’automobile du siècle, place Bertoni dans l’Olimpo des stylistes.

1956 • En ce qui concerne l’architecture il brevète un appareil pour coulées stratifiées avec coffrages métalliques pour constructions monolithes. Avec ce système on édifiera un village de 1000 maisons à Saint Louis en Amerique, en 100 jours.
Il est invité par l’U.N.E.S.C.O à présenter ses sculptures à l’Exposition de Limoges, en occasion des Olimpyades de Melbourne. Il sera présent avec trois sculptures.

1957 • La DS 19 est exposée à “ La Triennale” de Milan et obtient le prix comme œuvre d’art industrielle.

1959 • Nouveau premier Prix de sculpture au Salon International de l’Art Libre e deuxième prix au Salon des Artistes Françaises.

1960 • Troisième prix de sculpture au Salon des Artistes Françaises. Il commence la construction de son nouveau atelier d’artiste à Antony en rue Ville Maurice.

1961 • Sort sa dernière œuvre de styliste, l’Ami 6 Citroën. Le Ministre de la Culture Française, le prix Nobel André Malraux, le nomme Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la Republique Française: c’est la juste reconnaissance à un homne qui a donné beaucoup à la culture de la France.

1962 • Encore un Prix de sculpture au Salon International de l’Art Libre de Paris.

1964 • Le 7 fevrier il meurt par ictus apopletique. Helios Ilo Trabujo, directeur de la revue “L’EVEIL artistique et littéraire” de Paris écrit ce nécrologe: Flaminio Bertoni, Sculpteur de talent et ami sincère que nous venons de perdre. Nous avons été consternés en apprenant la mort prématurée de notre
grand ami Flaminio Bertoni. C’était un esprit supérieur et une âme noble. Il faisait partie de l’élite qui s’élève au-dessus de cette plaie qu’on ose appeler “Société Humaine”.

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